J’ai des rêves plein la tête…

Quand je dis aux gens que j’habitais à Paris pendant neuf mois, ils me demandent toujours comment c’était.  Ma réponse c’est toujours la même: c’était magnifique, génial, fou.  C’était mieux que je m’attendais.  C’était la meilleure année de ma vie.  Ils me sourient, et moi je souris de même, mais je pense qu’ils ne comprennent pas tout à fait ce que Paris me vaut.

Habiter à Paris, même simplement aller à Paris, c’était un de mes rêves que j’avais depuis longtemps.  Alors avoir eu l’occasion d’y habiter pendant presque une année entière c’était incroyable.  Et maintenant je suis encore en Amérique, mais seulement jusqu’à la fin janvier car je pars pour un stage à Paris au début février !  Malheureusement, ils ne vont pas me payer pour ce stage, mais ça va – je serai à Paris et ça c’est tout ce que je voudrais.

Ce matin j’ai vu sur Facebook qu’un ami a posté une citation sur la langue.  J’adore cette citation et de plus, elle relie au sujet de cette poste: «Pour chaque langue qu’on parle, on mène une vie différente.»  Comme ça c’est vrai.  Je me sens complètement différente quand je suis à Paris qu’en Amérique.  Quand je suis à Paris, je veux sortir chaque soir, je veux parler aux gens que je ne connais pas, je veux tout faire.  Même une promenade simple me plaît comme si j’étais bourrée avec des amis dans le marais.  Pour le moment, j’ai cette chambre à l’université et mes pensées, et je n’arrive pas à sortir de mes pensées.  Et c’est exactement ça qui va me sauver.  Dans la tête, je pense qu’à Paris et toutes mes histoires de ma vie là-bas.  Chaque jour je me raconte une histoire de Paris, soit une soirée avec Mathieu, soit une bouchée de macarons en me promenant le chemin depuis Sèvres-Lecourbe au pont d’Iéna.  Tout ce que relie à Paris me rende tout un coup heureuse.  Je garderai ces souvenirs toute ma vie, ça c’est sur, mais c’est en ce moment que j’en ai vraiment besoin.

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Une petite pause pizza quelque part entre Dupleix et Bir-Hakeim avec German.

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Sur ce campus à l’université, je deviens timide, effrayée, et antisociale.  Je me trouve sans confiance et je ne me trouve avec aucun intérêt de rencontrer des autres.  Je suis parfaitement contente de passer la journée fermée dans ma chambre parce qu’à mon avis, il n’y a rien dehors qui pourrait m’intéresser.  C’est pas Paris, et du coup, je m’en fous.  Mais c’est là où il faut faire attention – pour éviter la dépression, il faut sortir, il faut m’occuper, il faut parler aux autres, et surtout il faut que je ne me sente pas toute seule car c’est pendant ces moments que j’ai trop de temps pour réfléchir sur le fait que je ne suis pas contente.  Et même si ça va seulement durer trois mois, ces trois mois ont bien le pouvoir de me dérailler.  Donc jusqu’à février, je vais écrire de Paris, je vais penser à Paris, et je vais rester en contrôle de mes pensées – particulièrement les mauvaises pensées que je vais essayer de jeter de ma tête, parce que la vie est belle, mais si c’était toujours belle et parfaite, serait-elle vraiment belle et parfaite?

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Place de la Concorde.

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Mathieu et Arthur sur les quais de la Seine.

C’est Paris ou rien.

Bisous.

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